Edith Scrob

Pays: France

Taille: 173 cm

Poids: 55 kg

IMC: 18.38 - Insuffisance pondérale 

Âge: 80 ans

Signe: Balance Balance

L’actrice Edith Scob est née le 21 octobre 1937 à Paris.

 

Elle est étudiante en lettres et comédienne en herbe lorsque Georges Franju lui propose d’incarner une pensionnaire de l’asile de « La Tête contre les murs » en 1959.

 

 

La rencontre est décisive, car le réalisateur lui offre, dans « Les Yeux sans visage », le rôle qui marquera sa carrière de façon indélébile, celui de Christiane Genessier, jeune fille dont le visage défiguré devient un terrain d’expérimentation pour son père chirurgien. Le regard inquiet de l’actrice, cachée derrière un masque, hantera des générations de cinéphiles.

Associée au cinéma de Franju, son réalisateur fétiche, au point d’intimider d’autres réalisateurs, Edith Scob travaille avec Duvivier et Buñuel (elle campe la Vierge Marie dans La Voie lactée), mais trouve alors surtout de grands rôles à la télévision et sur les planches, elle s’illustre plus tard au sein de l’Atelier Théâtre Et Musique fondé en 1976 par son mari George Aperghis.

Lorsqu’elle surgit à l’écran, la folie ne semble jamais loin : aliénée dans « A chacun son enfer », femme d’un dément pour « La Cavale des fous », elle est psychiatre dans « L’Eté meurtrier ».

A la fin des années 1990, Edith Scob joue plusieurs personnages hauts en couleurs, de la cliente de « Vénus beauté » à la rédac-chef de « La Fidélité » en passant par l’impitoyable Oriane de Guermantes dans « Le Temps retrouvé ».
Aussi à l’aise chez Rivette pour « Jeanne la Pucelle » que dans la série comique « Soeur Thérèse.com », Edith Scob est devenue un des seconds rôles les plus prisés du cinéma français, des grosses productions, aux films d’auteur.

Mais bien que récurrente dans le cinéma français, elle reste cantonnée à des seconds rôles parfois discrets.
Elle revient véritablement à l’esprit du public avec son rôle remarqué dans « L’Heure d’été » d’Olivier Assayas en 2008, où elle joue aux côtés de Juliette Binoche et Jérémie Renier. C’est d’ailleurs pour ce film qu’elle obtient, après cinquante ans de carrière, sa première nomination aux César, dans la catégorie Meilleur Second Rôle Féminin !

Par la suite, on la retrouve dans le sulfureux premier long-métrage de Sophie Laloy « Je te mangerais », et dans « Où va la nuit », le nouveau film de Martin Provost, après le succès de Séraphine.
En 2012, elle revient à Cannes, et en Compétition près de 30 ans après sa première sélection pour « La Tête », pour Holy Motors de Leos Carax, qu’elle retrouve après sa participation tronquée dans « Les Amants du Pont-Neuf » en 1991.

[Photo : berlinale.com]

Loading...